J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable. Je fixais des vertiges

J’écrivais des silences, des nuits, je notais l’inexprimable. Je fixais des vertiges

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-A-u bout du compte, est-ce que ça valait la peine? Bon dieu comme ma vie a changé de manière irréversible et soudaine. L'été ne va pas tarder mais moi je vais rester à jamais glacée. Je reconnais que j'ai eu plus que ma part de moment intense. La plupart des gens n'ont pas l'existence dont ils rêvaient. Moi, durant la mienne, j'ai éparpillé mon coeur par-ci, par-là, et le résultat c'est que maintenant il ne m'en reste pas assez pour vivre. Je ne pourrais décemment pas dire que j'avais bien vécu, même si le manque ne m'avait jamais confondue, ma vie n'avait pourtant pas été d'une gaieté enivrante, ni d'un calme écrasant. Mais je m'efforce de sourire car j'ai confiance en l'avenir.


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-P-eu importe ce que les gens pensent de moi, je fais mes choix et ne vis pas pour eux. Ils ont leur vie, j'ai la mienne. J'ouvre sur ce monde un regard discret, incertain. Je ne sais pas ce qu'il en sera de demain. J'aime écrire et dire ce que je pense. Je m'exprime comme je le sens. Ouais, j'écris beaucoup, juste pour moi, parce que vous ne savez pas pourquoi j'en suis là. Où ça là? Ben justement, nulle part, en aucun endroit.


<< -----Mais je m'efforce de sourire car je sais que l'avenir ne peut être pire ----->>

# Posté le vendredi 05 juin 2009 16:17

Modifié le dimanche 07 juin 2009 12:48

Beaucoup la haïsse, pour moi c'est un délice
Ma mère nourrice, cette solitude salvatrice
J'aime m'isoler, mais maintenant j'y suis habituer
Accoutumer à cette tranquillité rechercher
J'aime être seule en tête à tête avec moi même
Et ne plus entendre toutes ses voix si malsaines
Je me plonge dans la pénombre de ce nouveau monde
Où comme par enchantement tout mes soucis fondent

On fait semblant d'être heureux
De sourire pour se sentir mieux
Mais on ferait bien d'hurler cette douleur
L'évacuer de notre c½ur avant qu'il ne se meurt


Je voudrais juste trouver un sens à ma vie
Juste trouver un abri, une raison à ma survit, un appui
Mais il est trop tard, petit à petit je me meurt.
Dans cette lamentable tragédie haute en couleur
Et telle une junkie au c½ur brisé, sans chemin où allé,
Je marche la tête baissée, blasée par mes pensées
Errant sans but, ni moindre destinée
Je cherche désespérément à me libérer et à oublier

On fait semblant d'être heureux
De sourire pour se sentir mieux
Mais on ferait mieux d'hurler cette douleur
L'évacuer de notre c½ur avant qu'il se meurt


Persuadé d'avoir tout vécu, d'avoir tout connu
On aborde fièrement nos cicatrices et ce qui nous tue
Chacun pense avoir le monopole de la souffrance
On pense avoir grandi à l'ombre du bonheur, par ignorance
Mais dans le vacarme incessant de nos plaintes
Il y'a tant de gens stoïque qui savent rester humble
Chacun à ces secrets, emmuré dans le silence
Ces hémorragies interne qui nous font souffrir en permanence

On fait semblant d'être heureux
De sourire pour se sentir mieux
Mais on ferait mieux d'hurler cette douleur
L'évacuer de notre c½ur avant qu'il se meurt


Mal être permanent, chacun porte son fardeau,
La souffrance prend les faux semblant comme manteau
Trop réservé on se cache pour pleurer
Et si on sourit au monde c'est en espérant le leurrer
Les blessures les plus profondes sont celles qu'on ne peut confier
Et si on se sent asphyxié c'est qu'on tente de les étouffer
Parce qu'au fond qui peut réellement savoir
Les gens se contente de ce que l'on laisse entrevoir




# Posté le vendredi 05 juin 2009 16:31

Modifié le dimanche 07 juin 2009 12:48

C'est l'amnésie du désespoir

 C'est l'amnésie du désespoir
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Il y a ce vide en moi. Ce vide permanent, comme si on m'avait dégonflé de tout mon air, semblable à un vulgaire ballon de baudruche, me laissant là, asphyxié
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Cette nuit de février à complètement disparue de ma vie, des heures et des heures à tout jamais enfouie dans l'oublie. Disparues. Comme si une sonde avait été inséré dans mes veines, on ma pompé constamment durant cette nuit là, on a pompé mes sentiments, on a pompé mon innocence, on a pompé une partie de ma vie. Je suis désormais comme versé au néant à plein temps. Je ne sais pas quelle force s'applique à mon être, je ne sais pas pourquoi je veux toujours tout détruire. Mais je sais que cette nuit là à tout changée. J'ai comme oubliée toute cette douleur, toute cette haine, tout ce vide enfoui au fond d'un tiroir dans ma tête sans vie. Comme si mon cerveau c'était mis en pause pour ne pas avoir à endurée cette douleur trop insupportable, comme si notre tête effaçais les moments trop douloureux, comme si elle les archivais dans le sac poubelle de notre mémoire. Comme si notre subconscient avait un instinct de survit, l'instinct de garder le meilleure et d'enfouir le pire. L'ivresse de cette soirée me rappelle cette chose imbiber d'alcool qui fermente et pourrie au fond de moi, là où une partie est cassé, fissurée à jamais. Ça pourrie comme les noyaux filandreux au creux de la terre. La toxine nous fait chavirer l'esprit, et l'on se retrouve nulle part, suspendu dans le vide. Pourtant je me suis débattue à l'intérieur de moi-même pour ne pas laissé agir cette toxine, je me suis débattu longtemps aussi violemment que vainement . Sentant enfin tout mes efforts inutiles et me tourmentant à pure perte, j'ai pris le seul parti qui me restai à prendre, celui de me soumettre à ma destinée. De laisser cette saleté m'imprégnai, me détruire. La capitulation est éc½urante, et m'anéantie toujours. J'étais alors, passive, spectatrice de ma propre vie. Ça à du durée un bon moment, je ne sais pas, je ne sais plus, de toute façon depuis cette nuit je n'ai plus de notions, ni de l'heure, ni même du mois, c'est à peine si je sais en quelle année on est. Tout est vide... Moi qui voulais être légère et pure. Neutre de tout, je voulais rien en moi. Mais j'ai eu tout le contraire. Je suis sale, transpercé, souillé. C'est ma destinée. Personne n'a compris. Personne n'a vue. Il fallait juste nettoyer, faire comme si rien ne c'était passé. Ne surtout pas les effrayer, et ne pas les déranger dans leur petite tranquillité. J'ai fais couler de l'eau chaude en rentrant de mon affliction, quand j'y est tremper l'extrémité de ma voûte plantaire j'ai senti une douce brûlure calciner mon pied puis mon mollet, et enfin tout mon corps. Il fallait laver, nettoyer, enlever toute cette impureté. Je me suis laisser glisser, et j'ai plonger ma tête au fond de la baignoire. Je retenais ma respiration. Laissant par moment quelques petites bulles se formées à la surface. J'ai ouvert les yeux, l'eau me piquait, et puis j'ai vu mes cheveux flottés. J'entendais en sourdine mes membres gigoter contre l'émail de la baignoire. Silence. Je n'entendais rien, juste le clapotis de l'eau et le bourdonnement dans mes oreilles. Mon c½ur battait de plus en plus vite il me faisait mal. Mes tempes cognaient elles aussi, très fort. J'avais cesser de bouger, parce que je me sentais partir ailleurs, ce que je foutais ? Pas grande chose, je tentais d'attente à ma défunte vie, je retournais en quelque sorte dans le liquide amniotique, le point de non retour, j'étais comme un foetus blottis dans l'eau savonneuse et chaude et à la fois poisseuse du gel douche. J'allais crever propre et parfumée. Que demander de mieux. J'aurais du crever ce jour là. Mais parfois on à des vieux réflexes idiots qui vous font sortir la tête hors de l'eau. L'espoir ? Sûrement pas ! Ma vie est vide d'espoir, vide de tout. Peut-être la contingente mais sûrement pas l'espoir. Ou peut-être est-ce cette reconnaissance d'être en vie, j'ai comme une dette envers mes parents de m'avoir donné le droit à l'existence. Sans quoi aujourd'hui je ne serais certainement plus là.

# Posté le samedi 06 juin 2009 12:31

Modifié le dimanche 07 juin 2009 12:47

J'alterne les méthodes pour me détruire, histoire de casser la monotonie... quelle ironie!

J'alterne les méthodes pour me détruire, histoire de casser la monotonie... quelle ironie!


Je chatouille machinalement ma glotte
Et j'entends le déclic qui sifflote
En un laps de temps tout sort
Ma haine, mes souffrances, mes remords

C'est une nécessité, j'en ai besoin
Pour me libérer de ces sentiments malsains
C'est une sorte d'exutoire, de libération
Tout rejeter dans la poubelle à poison


Je laisse les jours se remplir et se vider
Mon coeur, mon corps dans la même ligné
Profusion, restriction, Profusion, restriction,
C'est la plénitude ou le néant, en succession

C'est une nécessité, j'en ai besoin
Pour me libérer de ces sentiments malsains
C'est une sorte d'exutoire, de libération
Tout rejeter dans la poubelle à poison


Je flotte dans la nonchalance d'un perpétuel présent
Le future n'en étant en rien différent
Tout finit pour tout recommencé
Je tourne en rond sans pouvoir m'arrêter


# Posté le samedi 06 juin 2009 17:21

Modifié le dimanche 07 juin 2009 12:47

Elle est surprise d'être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L'âme en acier trempé.

Elle est surprise d'être aussi vulnérable, encore capable de douleur. Au début, on croit mourir à chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son soûl. Et puis on s'habitue à endurer n'importe quoi et à survivre à tout. On se croit endurcie, souillée de bout en bout. L'âme en acier trempé.
Je ne sais pas quoi faire pour parvenir à oublier, pour arrêter de tout ruiner, mais au fond est-ce qu'on y arrive un jour? Est-ce qu'il est possible d'oublier ces souffrances de tout les jours? Je penses, qu'on oublie jamais, on s'habitue juste à la loi du secret, on s'habitue à rester muet. A endurer comme si c'était notre destiné. Puis l'indifférence s'installe, mais on oublie pas ce qui nous à fait si mal. On le stock dans un coin de notre tête, comme jeté aux oubliettes mais à tout moment tout peu réapparaitre, quand la serrure de notre voilage lâche et que l'esprit empreint de souffrance fait son étalage.

" Imagine le poids des secrets qu'on ne peut dévoiler "

# Posté le lundi 15 juin 2009 15:51

Modifié le dimanche 28 juin 2009 06:58

Je n'ai même plus assez de doigts pour compter le nombre de fois que la vie me deçoit

Je n'ai même plus assez de doigts pour compter le nombre de fois que la vie me deçoit
Septembre 91 je nais en plein milieu de la nuit
Deux parents, un frère, c'est là que commence ma vie
Peu à peu je grandit
Rires, pleures, j'ouvre les yeux sur la vie


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A peine âgée de quelques années
On m'annonce une nouvelle qui m'a marqué
Je verrais plus ma cousine qui compte beaucoup pour moi
Mais je comprends pas
Où elle est partit?
"Au ciel, au paradis" on m'a dit


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Je suis p'tite je grandis
Et cette blessure je l'oublie
Mais quand je comprends certaines choses de la vie
Je me demande ce que je fais ici



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Papa et maman ce crient dessus
Je crois que c'est parce que papa a encore bu
Moi je comprends pas mais on m'explique
"Ma p'tite ton père est alcoolique"


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Les années collèges arrivent au galop
Perdues, pas bien dans ma peau
C'est l'âge où commence les conneries
Alcool, fumette, mutilation, anorexie


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C'était pas bien grave
C'était juste pas le bon âge
Je voulais juste évacuer
Parce qu'on m'avait pas appris à parler


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A la maison c'est toujours pareil
Mais ça m'est égale, je sort, je bois, je fais la fête
Pas besoin de famille quand on croit avoir des "amis"
Je croyais encore en la vie


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Jusqu'à ce samedi du mois de février
Là, ma vie a changé
Je vous passe les détails, pour pas vous choquer
Juste une fête, de l'alcool, et je me suis fait violer


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Et là tout s'écroule, seule, abandonnée
Flashs backs, crises d'angoisses, je suis souillée
Ma vie s'effondre je crois plus en rien
Intérieurement morte mais je montre rien...







Ça fait mal et ça fait rien [...]_________





# Posté le mardi 07 juillet 2009 09:22