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Il y a ce vide en moi. Ce vide permanent, comme si on m'avait dégonflé de tout mon air, semblable à un vulgaire ballon de baudruche, me laissant là, asphyxié
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Cette nuit de février à complètement disparue de ma vie, des heures et des heures à tout jamais enfouie dans l'oublie. Disparues. Comme si une sonde avait été inséré dans mes veines, on ma pompé constamment durant cette nuit là, on a pompé mes sentiments, on a pompé mon innocence, on a pompé une partie de ma vie. Je suis désormais comme versé au néant à plein temps. Je ne sais pas quelle force s'applique à mon être, je ne sais pas pourquoi je veux toujours tout détruire. Mais je sais que cette nuit là à tout changée. J'ai comme oubliée toute cette douleur, toute cette haine, tout ce vide enfoui au fond d'un tiroir dans ma tête sans vie. Comme si mon cerveau c'était mis en pause pour ne pas avoir à endurée cette douleur trop insupportable, comme si notre tête effaçais les moments trop douloureux, comme si elle les archivais dans le sac poubelle de notre mémoire. Comme si notre subconscient avait un instinct de survit, l'instinct de garder le meilleure et d'enfouir le pire. L'ivresse de cette soirée me rappelle cette chose imbiber d'alcool qui fermente et pourrie au fond de moi, là où une partie est cassé, fissurée à jamais. Ça pourrie comme les noyaux filandreux au creux de la terre. La toxine nous fait chavirer l'esprit, et l'on se retrouve nulle part, suspendu dans le vide. Pourtant je me suis débattue à l'intérieur de moi-même pour ne pas laissé agir cette toxine, je me suis débattu longtemps aussi violemment que vainement . Sentant enfin tout mes efforts inutiles et me tourmentant à pure perte, j'ai pris le seul parti qui me restai à prendre, celui de me soumettre à ma destinée. De laisser cette saleté m'imprégnai, me détruire. La capitulation est éc½urante, et m'anéantie toujours. J'étais alors, passive, spectatrice de ma propre vie. Ça à du durée un bon moment, je ne sais pas, je ne sais plus, de toute façon depuis cette nuit je n'ai plus de notions, ni de l'heure, ni même du mois, c'est à peine si je sais en quelle année on est. Tout est vide... Moi qui voulais être légère et pure. Neutre de tout, je voulais rien en moi. Mais j'ai eu tout le contraire. Je suis sale, transpercé, souillé. C'est ma destinée. Personne n'a compris. Personne n'a vue. Il fallait juste nettoyer, faire comme si rien ne c'était passé. Ne surtout pas les effrayer, et ne pas les déranger dans leur petite tranquillité. J'ai fais couler de l'eau chaude en rentrant de mon affliction, quand j'y est tremper l'extrémité de ma voûte plantaire j'ai senti une douce brûlure calciner mon pied puis mon mollet, et enfin tout mon corps. Il fallait laver, nettoyer, enlever toute cette impureté. Je me suis laisser glisser, et j'ai plonger ma tête au fond de la baignoire. Je retenais ma respiration. Laissant par moment quelques petites bulles se formées à la surface. J'ai ouvert les yeux, l'eau me piquait, et puis j'ai vu mes cheveux flottés. J'entendais en sourdine mes membres gigoter contre l'émail de la baignoire. Silence. Je n'entendais rien, juste le clapotis de l'eau et le bourdonnement dans mes oreilles. Mon c½ur battait de plus en plus vite il me faisait mal. Mes tempes cognaient elles aussi, très fort. J'avais cesser de bouger, parce que je me sentais partir ailleurs, ce que je foutais ? Pas grande chose, je tentais d'attente à ma défunte vie, je retournais en quelque sorte dans le liquide amniotique, le point de non retour, j'étais comme un foetus blottis dans l'eau savonneuse et chaude et à la fois poisseuse du gel douche. J'allais crever propre et parfumée. Que demander de mieux. J'aurais du crever ce jour là. Mais parfois on à des vieux réflexes idiots qui vous font sortir la tête hors de l'eau. L'espoir ? Sûrement pas ! Ma vie est vide d'espoir, vide de tout. Peut-être la contingente mais sûrement pas l'espoir. Ou peut-être est-ce cette reconnaissance d'être en vie, j'ai comme une dette envers mes parents de m'avoir donné le droit à l'existence. Sans quoi aujourd'hui je ne serais certainement plus là.